Une communauté dans votre quartier

Après le dernier IdentityCamp, en conversant avec Patrick M. Lozeau, j’ai découvert l’existence de RueMasson.com qui est une sorte de blogue local, un webzine fait par les gens du quartier pour les gens du quartier.

Je me suis alors remémoré mes premiers pas en 2006 sur le réseau peuplade lorsque j’habitais dans le 20éme arrondissement de Paris.

Force est de constater que dans un avenir proche, les animateurs de communautés, les community managers vont devoir se pencher sur l’animation de groupes locaux.

Création d’une communauté locale : connectez les gens

Plutôt que d’investir une plate-forme pouvant regroupant les gens autour d’une même passion comme Ning ou vers des rencontres réelles (Meetup), créer la vôtre dans votre espace géographique. En créant une communauté autour de votre quartier, ville, immeuble, vous allez pouvoir connecter les gens entre eux.
C’est là toute la puissance du réseau mise en place. En permettant à des gens ayant la même passion mais, ne se connaissant pas de se rencontrer, vous créerez une synergie hors du commun.

Vous rendez aussi des services et tout le monde y trouve son compte. Peuplade part de l’idée que vous puissiez rencontrer des gens soit pour s’échanger des compétences, sortir, courir, allez au théâtre.

Le tout est très facile puisque chaque personne se place sur google maps et vous n’avez plus qu’à la chercher dans votre rue. Si au lieu de créer une plate-forme, vous lanciez un blog avec pour objectif de connecter les gens entre eux à partir de l’actualité, les événements locaux, vous aurez beaucoup de bonne surprises.

Les besoins se créent d’eux mêmes

C’est justement en lançant cette communauté autour de votre rue, quartier que vous verrez des besoins se créer progressivement. Par exemple, un des boulangers du quartier pourra faire la promotion de son pain et ainsi toucher
les gens directement. Il pourra avoir des suggestions, converser avec les gens.
Vous pouvez créer des repas de quartier et favoriser les rencontres tout en permettant aux gens de poster leur contenus dans votre univers qui est le leur également.

Développer un écosystème autour

Une fois votre communauté crée, vous pourrez mettre en place des inter-connexions avec les réseaux sociaux. Bien-sûr vous pourrez toujours utiliser des applications comme Facebook Connect, des widgets Twitter, Google Buzz.
Mais pourquoi pas créer un véritable univers, des jeux liés au monde réel dans
votre quartier un peu comme Akoha et relier le tout à l’actualité de vos quartiers.

Cet écosystème doit vraiment faire participer les commerçants , les familles, les associations en permettant des échanges, une entraide. Mais aussi des services
de proximité que la communauté suggérera se mettront en place.

Mettez en valeur les membres de vos communautés

Pour réussir sur la longueur, il faudra à un moment ou un autre monétiser la plate-forme. Je ne reviens pas dessus dans ce billet car ce n’est pas le but. Mais surtout outre la qualité des contenus, il vous faudra mettre en valeur les gens pour réussir et perdurer.
Encourager les membres de votre communauté est sans doute la partie la plus importante. Il est important de faire un reportage sur un artiste, une association dans votre quartier, ville. Mais si vous permettez aux gens d’engager la conversation, d’aider et de corriger les contenus, vous pourrez améliorer cette mini-ville en quelque sorte et la rendre plus organique.

Réel, toujours le réel

Le succès des meetups se base toujours sur les rencontres réels.
Mais en développant votre blog, plate-forme locale, ces rencontres réelles
doivent être la clé de voûte de communautés. Les repas pour célébrer
un événement, des défis que vous lancez à la communauté, des concours mettant en valeur vos membres rendront votre univers passionnant.

Il le sera pour vous mais, aussi pour tous les gens qui se connecteront entre eux.

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Mise à jour 12 mars :

Cécile Gladel, une des cinq fondateurs précise :

Le site RueMasson est un site de nouvelles hyperlocales, fait par des gens du quartier, qui sont aussi des journalistes. Pas des journalistes citoyens, mais des citoyens journalistes.

Comments

  1. Je comprend très bien ce que tu veux dire et j’espère développer cette approche autant dans le virtuel que dans le offline .

  2. Une petite précision, le site RueMasson est un site de nouvelles hyperlocales, fait par des gens du quartier, qui sont aussi des journalistes. Pas des journalistes citoyens, mais des citoyens journalistes. Je suis l’une des cinq fondateurs.
    Intéressant vos réflexions et l’aspect financier devra être abordé à un moment donné, à moins que le troc ne devienne un moyen de voir de tels sites survivre et perdurer…

  3. Myriam B says:

    ça me fait penser au concept du boulevard Saint-Laurent, http://boulevardsaintlaurent.com/, avec un design pas mal moins accrocheur, mais un contenu pas mal plus crédible.

  4. @Eve-Catherine

    Merci pour ton commentaire, mais développer une communauté locale peut être intéressant à Trois-Rivières avec un blog général et des applications de service autour. Bonne continuation.

    @Cecile Gladel

    Bonjour Cécile, merci pour ton complément d`informations que je vais ajouter en fin de billet.
    Merci pour ton avis. Je ne pense pas que le troc soit une voie sur le long terme. Je dirais une solution annexe, mais pas la principale.

    La monétisation est essentielle pour tenir sur la durée sur ce genre de projet.

    @Myriam B

    Merci pour ton commentaire et la référence au boulevard Saint-Laurent

  5. Merci Hicham avec la belle communauter artistique de Trois-Rivières il y a quelque chose de vraiment intéressant à développer .merci de tes encouragements

  6. MyriamB. Je ne comprends pas votre “pas mal plus crédible” ? Est-ce que le site de Saint-Laurent qui est fait pas les commerçants est plus crédible qu’un site fait par des journalistes ? J’aimerais bien avoir une explication de votre commentaire ?

  7. @Hicham: Je pense que tu as raison pour la monétisation….Reste à savoir comment. Car la publicité peut être envahissante sur un site…Mais il y a sûrement des moyens et on les explorera sur le long terme, une fois que le site sera bien rodé.

  8. Myriam B says:

    @Cécile, ce qu’ils font est très bien, mais ce que je voulais dire, c’est qu’entre des citoyens journalistes et des commerçants, je pense que je m’intéresserai plus à ce que disent les citoyens d’un endroit. L’auto-promotion est toujours présente, vous présentez votre quartier sous un beau jour, comme sur le site de La Main sauf que dans votre cas, il me semble que vous cherchez à faire redécouvrir ou découvrir des perles de quartiers, dans le concept de la main, tout est hip sur Saint-Laurent. Vos objectifs de comm se ressemblent mais l’application et différente, et je vous trouve votre façon de faire moins tapage marketing publicitaire et donc plus crédible.

  9. MyriamB : j’avais compris le contraire. Que vous ne trouviez pas crédible. Car je pensais que vous aimiez notre design :-)

    Vous avez compris toute la différence entre un site de commerçants qui ont un intérêt mercantile et des citoyens comme nous qui n’avons aucun intérêt, si ce n’est faire ce que l’on aime et écrire :-)

  10. Myriam B says:

    Oui, je trouve leur design plus accrocheur mais au niveau du contenu c’est vous qui accrochez le plus. Désolée si je n’ai pas été claire la première fois.
    Bonne chance pour la suite!

  11. @Eve-Catherine : oui si tu arrives à penser à la monétisation avant de commencer ;-)

    @Cecile Gladel : Sans monétisation, les projets ne tiennent pas sur la durée, le bénévolat et la passion ont des limites . Il y a d`autres moyens oui non pas la publicité uniquement mais les services de proximité …

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